Les films de Sabu sont souvent une surprise, un étonnement, une découverte.
Postman Blues est à la fois un policier, un drame, une réflexion sociale et politique le tout sur le ton de la comédie.

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Sawaki, postier de son état, retrouve un ancien camarade de classe, devenu Yakuza, qui vient juste de s'amputer le petit doigt.
Il partira de cette entrevue avec en plus d'un petit doigt et d'un colis mystérieux et une grosse déprime qui lui fera faire l'inimaginable, une faute professionnelle.
En effet, il lit le courrier qu'il est censé distribuer et découvre une femme malade d'un cancer internée et décide de correspondre avec elle.
Cela l’amènera à sortir de son train train quotidien et découvrir d'autres personnes pas très fréquentables mais finalement sympa.
La police qui suivait son pote yakuza va pourtant commencer à faire une énorme méprise et le soupçonner de complicité.
On suit en parallèle la nouvelle vie de Sawaki et les élucubrations incroyables de la police, sûre d'elle même et de ses methode d'investigations.
La bêtise alliée au fantasme et à la force va finalement se montrer bien mauvaise, le clou de cette enquête est la venue d'un "profiler" qui avec de maigres indices va décrire Sawaki comme un tueur compulsif lubrique.

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Le film est très bien monté, le ton général sympa (nombreux clins d'oeil cinématographiques Chunking express/Léon/...) malgré parfois le sérieux des sujets.
Un ton un peu dérisoire, la fin d'une génération et le début d'une autre, pleins de thèmes et d'histoire se mélangent. Une réussite et un vrai bon moment de cinéma. Le trailer est ici.