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Cela faisait bien longtemps que je n'avais vu de film de Sono (et ecrit sur ce blog).
Au début de chacun de ses films on se demande à quelle sauce on va être mangé tant son style peut être cru ou surprenant, déjanté ou classique, n'ayant que peu lu de critique sur ce film, je me le suis bien "pris".
Tout commence dans les ruines du tsunami qui a engendré la catastrophe de fukushima, des ruines et des ruines et encore des ruines.

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Ces ruines sont aussi l'état psychologique de Sumida (14 ans) qui entre une mère perdue et un père à moitié sadique à pas eu beaucoup de chance dans la vie.
Cette vie il la passe au bord d'un étang dans une maisonnette avec quelques compagnons de sa famille qui sont plutôt sympa et attachants.
Malheureusement le père n'apporte que des malheurs.
Une jeune fille au destin pas vraiment meilleurs (ses parents lui offrent une potence ...) va chercher à se lier à lui.
Entre errance et espoir, violence et pureté des sentiments, on est bringuebalé avec ces personnages aussi détruit qu'après un passage du tsunami. L'histoire a quelques bifurcations inattendues et bienvenue, la prise de vue est vraiment bonne et l'émotion présente.
L'équipe qui entoure Sumida ou les aventures improbables des personnages ajoute un petit coté comédie qui donne un peu d'air.





Le film reste toutefois parfois excessif, vraiment excessif, à en manquer de crédibilité pour un film plutôt réaliste.
L'origine du film est une BD qui explique probablement cela.


C'est un peu ce point qui m'a géné, où on était dans la fantaisie, symbolique et l'onirisme dans ses films précédent, on ne sait pas trop que penser de celui là, trop réaliste mais tout de même excessif.
Les acteurs sont vraiment bon (et une bonne brochette de célébrité du cinéma nippon) et la fin plutôt surprenante (mais pas trop quand même), un brin d'espoir dans ce monde de brute ?
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