Après un prologue kafkaien, ce roman nous conte la metamorphose du personnage principal, cette métamorphose n'est pas physique mais au contraire tel la chenille qui pour ce transformer en papillon devra briser sa chrysalide, c'est la tentative de liberation que l'on va suivre.
Paradoxalement, cette libération commencera par une reclusion volontaire dans la maison de famille où il habite avec ses parents.

Un beau matin, il décide de ne plus aller au travail, ne plus répondre au téléphone et devient un "hikkikomori" et analyse tout au long du roman à la fois sa propre personnalité, sa vie et sa facon qu'il avait jusqu'à présent de la mener.
Il dévoile tous ses trucs pour construire sa vie en société, tout le cheminement de sa vie sociale pour se poser la question fondamentale, quel est notre vrai "rôle".
Sur un ton parfois assez féroce, ce roman nous permet, à mon avis, de bien appréhender, les difficultés de vivre dans la société japonaise où l'apparence et l'attitude en société (école, travail, internet ...) est si codifiée.
Cependant même si cette société exacerbe le mimétisme social et l'attitude, on peut bien évidement faire le lien avec toute société moderne.
Le roman est un long monologue qui avec plus ou moins de d'ironie, d'humour noir et de misanthropie, ca donne un roman qui souléve des questions primordiales sur la société humaine sans bien évidement apporter de reponse, un coup pied violent dans la rigidité sociale.
Ca fait du bien mais c'est sans issue.