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Ici et pas Ailleurs

Blog notes sur le cinéma et la littérature japonaise.

Katakurike no koufuku(カタクリ家の幸福)/La Mélodie du malheur / The happiness of the katakuris

Miike est de ces réalisateurs qui a une créativité telle que chacun de ses films est une vraie surprise parfois à réussite variable. KatakuriKe réussit pourtant le pari de joindre les deux en y ajoutant une atmosphère incroyable.

La famille Katakuri est arrivée dans un coin perdu du Japon en pariant sur le développement futur de cette région grâce à un autoroute qui ... ne s'est jamais construit. Pour cette raison, la pension qu'ils ont aménagé n'a jamais recu un seul client et la morosité commence à gagner la famille quand ... un jour enfin un client arrive. Drôle de client qui va rapidement finir mort dans la pension. Ca fait mauvais genre, surtout que ce ne sera pas le dernier. Je passe les raisons de la mort qui sont aussi des trouvailles car bien d'autres surprises attendent le spectateur. Animations, comédie musicale, zombies dansants (trhiller avant l'age !), j'en passe et des meilleures Il faut souligné que dans le rôle du père nous retrouvons Sawada Kenji, plus connu sous le nom de Juli qui fut un chanteur pop extrêmement célèbre dans les années 80 qui pousse la chansonnette dans le film pour le plus grand plaisir des amateurs. .
Il faut d'ailleurs souligner que celui ci dans la vie courante a sombré dans la déchéance après son fulgurant succès et que la sortie de ce film ainsi que son rôle donne une saveur particulière au personnage. Au fil des nouveaux clients jamais vraiment catholiques vont se succéder et s'enchainer des scènes à la fois drôle et pleines d'émotions pour aller vers une danse des zombies et un final qui rendra tout le monde heureux comme le spectateur qui terminera le sourire aux lèvres et le cœur en joie.
Un tel mélange des genres, une telle loufoquerie aurait du donner un vrai n'importe quoi mais une fois de plus Miike nous exhibe son terrible talent et tout spectateur un temps soit peu perméable à l'absurde ne pourra être que charmé par ce film incroyable. Une grande leçon de cinéma et surtout de créativité.


Le trailer

Full Metal Yakuza (フルメタル極道:Full Metal Gokudo)

Full Metal Gokudo Miike est un des réalisateurs essentiel du cinéma japonais alternatif. Peut être même LE réalisateur. Ultra productif bien souvent ses films jaillissent d'une idée qui sert de ciment au film avec plus ou moins de succès.
Pour celui la, le moins que l'on puisse dire c'est que l'idée n'est pas très novatrice mais le sujet traité à la Miike ...
Un apprenti Yakuza pas très doué pour son travail (manque de gniac) se fait un beau jour abattre en même temps que son aimé Boss. Cependant son cadavre ainsi que celui de son ex boss sont revendus à un savant fou qui en construira une sorte de cyber-yakuza. Ignorant le dessein de son créateur, il va partir pour une quête de la vengeance.
Comme tout film de Miike, l'histoire simple peut cacher un film à plusieurs facette ou l'humanité restera le sujet principal. Ce n'est quand même pas très convainquant, assez violent, les scènes plus humaines restent très cheap tout comme la réalisation.
Le robot Vraisemblablement fait avec peu de moyens, le film pourrait s'appuyer sur un jeu d'acteur plus convaincant, un scénario un peu plus profond pour être plus intéressant. Ça reste très "cheap" même si certains scènes sont touchantes et les sentiments de l'homme robot assez bien traitées.
Un clin d'œil évident à Robotcop et un second degré tout aussi évident permettent de relativiser cette vision un peu sombre du film, de plus les amateurs d'action Miikéiennes teintées d'exploitation nippone de de film déjantés sauront aussi trouvé grâce auprès de leur publique.
Pas la meilleure œuvre du maître, pour une découverte de la grandeur du gars à qui ose ouvrir la porte du monde de Miike je conseille plutôt l'indescriptible Visitor Q ou bien le doux glissement vers l'insoutenable d'audition, tous 2 à réserver à un public majeur, vacciné et responsables.

PS : Dans un genre moins extrême il y en a d'autre, son œuvre est immense.

Last Life in the Universe


Ce film m'a tout d'abord hypnotisé par l'esthétique exceptionnelle de la première partie.
J'ai vraiment été happé pendant un bon 1/3 du film par la magie de la caméra, le jeu des acteurs et la justesse de la composition.

Last Life in the universe Kenji un bibliothécaire autiste et suicidaire ainsi que son frère, Yakusa, vivent à Bangkok. Dans un bar incongru des salaryman japonais côtoient des thaïes vêtues en écolière, la jeune Noi étudie le japonais où travaille Kenji, ils vont vivre tous les deux une tragédie personnelle.
Des décors nocturnes de Bangkok et aux circonstances de "la rencontre" je suis resté dans une semi rêverie, ébahie devant un tel chef d'œuvre graphique.
Cependant la suite nous décrit une histoire presque banale, où nos deux protagonistes se refugient à la campagne, certes avec quelques idées et plans qui vont déstabiliser le spectateur mais qui reste très prévisible pour nous mener à une fin ou plutôt une non fin que je n'arrive toujours pas à comprendre mais qui nous refait découvrir des scènes très typique surtout pour les connaisseurs de Miike.
La caméra reste toujours bonne mais en quittant la ville pour la campagne, l'auteur perds une partie de la force de son esthétique et l'histoire reste malgré tout trop banale pour permettre à ce film d'être une oeuvre majeure du cinéma contemporain. Le rythme très lent du film ne rends pas le film ennuyeux grâce à la qualité graphique et au jeu des acteurs. Moins glamour et plus moderne que Wong Kar Wai, on y ressens une certaine influence qui est peut être due à leurs passés dans la publicité. Enfin un gros chapeaux à tous les clins d'œil au cinéma japonais (ichi !) et la participation de Takashi Miike, excellent dans son rôle. Bon film qui mérite surement d'être revu pour être critiqué correctement.



Ze Trèsyeuleure