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Ici et pas Ailleurs

Blog notes sur le cinéma et la littérature japonaise.

Full Metal Yakuza (フルメタル極道:Full Metal Gokudo)

Full Metal Gokudo Miike est un des réalisateurs essentiel du cinéma japonais alternatif. Peut être même LE réalisateur. Ultra productif bien souvent ses films jaillissent d'une idée qui sert de ciment au film avec plus ou moins de succès.
Pour celui la, le moins que l'on puisse dire c'est que l'idée n'est pas très novatrice mais le sujet traité à la Miike ...
Un apprenti Yakuza pas très doué pour son travail (manque de gniac) se fait un beau jour abattre en même temps que son aimé Boss. Cependant son cadavre ainsi que celui de son ex boss sont revendus à un savant fou qui en construira une sorte de cyber-yakuza. Ignorant le dessein de son créateur, il va partir pour une quête de la vengeance.
Comme tout film de Miike, l'histoire simple peut cacher un film à plusieurs facette ou l'humanité restera le sujet principal. Ce n'est quand même pas très convainquant, assez violent, les scènes plus humaines restent très cheap tout comme la réalisation.
Le robot Vraisemblablement fait avec peu de moyens, le film pourrait s'appuyer sur un jeu d'acteur plus convaincant, un scénario un peu plus profond pour être plus intéressant. Ça reste très "cheap" même si certains scènes sont touchantes et les sentiments de l'homme robot assez bien traitées.
Un clin d'œil évident à Robotcop et un second degré tout aussi évident permettent de relativiser cette vision un peu sombre du film, de plus les amateurs d'action Miikéiennes teintées d'exploitation nippone de de film déjantés sauront aussi trouvé grâce auprès de leur publique.
Pas la meilleure œuvre du maître, pour une découverte de la grandeur du gars à qui ose ouvrir la porte du monde de Miike je conseille plutôt l'indescriptible Visitor Q ou bien le doux glissement vers l'insoutenable d'audition, tous 2 à réserver à un public majeur, vacciné et responsables.

PS : Dans un genre moins extrême il y en a d'autre, son œuvre est immense.

Suicide Club (自殺サークル)

Voila un film dense, intense et orginal, entre le policier, le poétique et le gore avec une forte connotation sociale à tendance contemplative et même un zest de comédie musicale, le tout restant assez sombre. Un mélange original qui je trouve est assez réussi même si le mélange des genre, la structure décomposée peut paraitre brouillon.
te.jpg Un jour en gare de Shinjuku (un des plus grosse de Tokyo) 54 écolières se jettent sous un train pour un suicide collectif. 2 policiers vont essayer de trouver la raison de ces suicides, qui continuent de part et d'autre du Japon. Une piste sur internet, un groupe de rock qui prône la violence et le suicide, la propre famille de l'un des flics qui termine tragiquement dans un bain de sang ...
tobumae.jpg Souvent subtil parfois grotesque il soulève avec une poésie violente le douloureux problème du suicide et du mal être d'une certaine jeunesse japonaise. La violence quasi insoutenable de certaine images alterne avec des scènes oniriques. La description d'une jeunesse japonaise sans but qui se regroupe pour se livrer à l'acte ultime comme pour jouer à un jeu est la métaphore à peine déguisée d'un Japon moderne ou toute valeur s'est perdue dans le consumérisme, les valeurs disparues la jeunesse ne sait plus ou placer son individualisme et la place du groupe dans sa propre vie. Un film dense ou tout comprendre est impossible à suivre à la fois avec son esprit et son coeur. Tout comprendre est impossible car donner une explication rationnelle n'est pas le but du film. Une oeuvre d'art moderne et brut d'un réalisateur original, artiste à vif qui donne un coup de pied dans le conformisme japonais et la uni culturalisme consumériste aseptisé qui oublie que la vraie valeur de l'humain est sonhumanité .
J'ai bien aimé le jeu des acteurs notamment les inspecteurs Ryo Ishibashi (chez Kitano ou Miike) et Masatoshi Nagase (Mystery train, Party 7 ...).

Le trailer


  • Réalisateur : Shion Sono
  • Last Life in the Universe


    Ce film m'a tout d'abord hypnotisé par l'esthétique exceptionnelle de la première partie.
    J'ai vraiment été happé pendant un bon 1/3 du film par la magie de la caméra, le jeu des acteurs et la justesse de la composition.

    Last Life in the universe Kenji un bibliothécaire autiste et suicidaire ainsi que son frère, Yakusa, vivent à Bangkok. Dans un bar incongru des salaryman japonais côtoient des thaïes vêtues en écolière, la jeune Noi étudie le japonais où travaille Kenji, ils vont vivre tous les deux une tragédie personnelle.
    Des décors nocturnes de Bangkok et aux circonstances de "la rencontre" je suis resté dans une semi rêverie, ébahie devant un tel chef d'œuvre graphique.
    Cependant la suite nous décrit une histoire presque banale, où nos deux protagonistes se refugient à la campagne, certes avec quelques idées et plans qui vont déstabiliser le spectateur mais qui reste très prévisible pour nous mener à une fin ou plutôt une non fin que je n'arrive toujours pas à comprendre mais qui nous refait découvrir des scènes très typique surtout pour les connaisseurs de Miike.
    La caméra reste toujours bonne mais en quittant la ville pour la campagne, l'auteur perds une partie de la force de son esthétique et l'histoire reste malgré tout trop banale pour permettre à ce film d'être une oeuvre majeure du cinéma contemporain. Le rythme très lent du film ne rends pas le film ennuyeux grâce à la qualité graphique et au jeu des acteurs. Moins glamour et plus moderne que Wong Kar Wai, on y ressens une certaine influence qui est peut être due à leurs passés dans la publicité. Enfin un gros chapeaux à tous les clins d'œil au cinéma japonais (ichi !) et la participation de Takashi Miike, excellent dans son rôle. Bon film qui mérite surement d'être revu pour être critiqué correctement.



    Ze Trèsyeuleure

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