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Ici et pas Ailleurs

Blog notes sur le cinéma et la littérature japonaise.

三度目の殺人 - third murder

Misumi est accuse du meurtre de son patron. Il plaide coupable de meutre avec comme motif le vol. Misumi a déjà commis un crime ce qui en fait le coupable idéal et surtout susceptible d'etre condamne a la peine capitale.

Shiemori son avocat commence a s’intéresser au dossier et duran les conversations avec Misumi, il s’aperçoit vite que ce n'est vraisemblablement pas va vérité. Les témoignages changent constamment, Misumi, la fille de la victime, au final aucun temoignage, peu de preuves ... ou est la verite ?

En fond le fonctionnement de la justice avec bien sur la peine de mort qui semble etre geree comme un affaire administrative pour des gens a qui on s’intéresse peu.

Tout se déroule très bien le jeu de Yakusho et Fukushima est excellent, l'ambiance parfaitement maîtrisée et garde la tension permanente pour se terminer sur au final rien. C'est un peu déroutant mais au final la seule fin possible a un film sur la vérité et la justice ??


Realisateur        Koreeda Hirokazu
Shigemori          Masaharu Fukuyama  
Misumi             Kôji Yakusho  
Sakie              Suzu Hirose
Kawashima Akira    Shinnosuke Mitsushima     
Mikako Ichikawa    Sasabara Itsuki
Hattori Akiko      Izumi Matsuoka     
Settsu Daisuke     Kôtarô Yoshida  

One night - ひとよ - Kazuya Shiraishi

Un soir de forte pluie, Kohalu, tue son mari , il est ivre et semble menaçant, une marche arrière vite fait, bien fait, le voila passé dans l'au delà. Dans la maison, ses trois enfants pleins de contusions attendaient sagement leurs parents.
Kohalu entre et leur annonce la nouvelle en ajoutant que maintenant il ne seront plus battus par leur père mais qu'elle doit partir pour la police et reviendra dans 15 ans.

15 ans ont passé et la voila de retour dans la compagnie de taxi familiale tenue par son frère durant son absence. Elle est plutôt bien accueillie (à la japonaise, sans effusions inutiles), le troisième fils qui vit a Tokyo, revient. La famille est réunie.
Mais le meurtre du père a et la longue absence de la mère a bien sur laisse des traces sur le développement de ses trois enfants et attire des inimités.

Le thème du film est évidement un peu lourd, mais les personnages sont extrêmement attachants. Dans la fratrie des trois enfants, très bien interprétée,  les relations sont a la fois complexes et proches comme l'est toute famille. Les enfants ont tous subit un traumatisme qui les a suivi et ce retour est le moment ou tous les sentiments vont ressurgir.

Le film pourrait tomber dans le dramatique ennuyeux mais le ton est juste et nous fait vivre ces retrouvailles dans tout leur complexité sans tomber dans le sentimentalisme outrancier. La vie dans cette compagnie de taxi, avec ses employes qui prennent part a cette histoire est attachante. D'autres histoires annexes viennent se greffer pour ajouter des méandres au scenario, c'est captivant pour la plus grande partie du film.
Un petit bémol vers la fin ou vient s'ajouter les problèmes père/fils d'un des chauffeurs de taxi qui est a la limite du mélo bas de gamme (ceci étant dis j ai loupe pas mal de subtilités lors de la cavale et ou le chauffeur se met une mine en conduisant, tout ça en VO) mais cela ne gâche pas l'ensemble du film qui est une grande réussite.

Realisateur :           Kazuya Shiraishi   
Yuji Inamura:          Takeru Satoh
Kohalu Inamura:     Yûko Tanaka
Susumu Marui:       Takuma Otoo
Sonoko Inamura:    Mayu Matsuoka
Yumi Shibata:         Mariko Tsutsui
Fumiko Inamura:    Megumi
Michio Doka:          Kuranosuke Sasaki
Maki Ushiku:          Hanae Kan

Pale Moon - 神の月 - Daihachi Yoshida

Rika poursuit son rêve grâce a une savante fraude bancaire.

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The journalist- 新聞記者 - Fujii Michihito

Sorti en 2019 probablement suite au scandale de l'ecole veterinaire du premier mais increvable et douteux ministre Abe, le film semblait interessant. Cependant le Japon n'est pas vraiment le pays du film politique et le cinéma bien souvent pieds et points lies aux forces du business depuis la fin des contestataires des années 70. Le film politique tourne très souvent au melo douteux ...

Le film decrit l'enquete d'une journaliste (asiatique non japonaise ayant grandit aux USA) travaillant dans un journal de Tokyo. Le sujet de l'enquete est un projet d'ecole de médecine douteux du gouvernement. Ce projet aux fonds douteux semble abandonne par le gouvernement mais Erika recoit des fuites anonymes laissant penser que le projet n'est pas abandonne mais déguiser sous la forme d'un autre projet.

De l'autre cote de l'histoire un jeune fonctionnaire qui vient d’être mute au cabinet de la sécurité intérieure, le naicho. Il devient l'interlocuteur involontaire de Erika suite au suicide de son ex et aime supérieur. Il va découvrir le fond secret du gouvernement japonais ou la maître mot est soumission.

Sur le fond l'affaire est plausible, l’enquête un peu rapide mais pas mal faite, mais le plus intéressant du film est vraiment les deux acteurs principaux, Sugihara et surtout Erika. Ils incarnent parfaitement leurs personnages avec leurs forces et leurs faiblesses et tiennent parfaitement le film. A note que Erika est jouée par une actrice coréenne (on entends son accent), je ne sais pas si elle l'a fait a la Testud (Stupeur et tremblement ou elle avait appris les dialogues en japonais par cœur sans parler la langue), je suppose qu'elle parle le japonais (les 2 langues étant relativement proches) mais je dois chercher les détails.

Le film est vraiment très bien,  mais cependant le plus déprimant est que ce genre d'affaire sortent régulièrement sous le règne de Abe 1er, la politique est très mal vue mais au final tout le monde s'en fout plus ou moins. On laisse ces tristes sirs gérer au mieux les affaires du pays, tant que la paix règne, que il y a des miettes a lécher, on courbe l’échine et on regarde les magouilles des gens d'en haut.

 

Avec :

La journaliste -  Erika Yoshioka : Shim Eun-kyung
Le fonctonnaire -  Tori Matsuzaka : Takumi Sugihara
Sa femme - Natsumi Sugihara : Tsubasa Honda (avec vraiment un role d'epouse japonaise ...)
Le collegue de Erika -  Daisuke Kuramochi : Amane Okayama
Le chef journaliste : Tamotsu Sekido :  Tomohiro Kaku
L'horrible fonctionnaire - Tomoya Tada :  Tetsuji Tanaka

 

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kitsutsuki to ame - キツツキと雨 (non traduit)


Dans un village de la campagne japonaise, Katsuhiko bûcheron de son état s'apprete à couper un bel arbre dans un belle foret quand un drole de personnage lui demande d'arreter le temps de ... tourner une scene de cinema.
Katsuhiko est loin de connaitre ce genre de chose et reste interloqué (vu sa loquacité de toute façon ça ne se remarque pas !).
Petit à petit la troupe de cinéma fera irruption dans sa vie jusqu'à l'embaucher pour faire de la figuration dans ce film de série Z pour y jouer un zombi.
De plus le réalisateur est assez cocasse et l'arrivée de cette troupe provoquera une petit bouleversement dans ces paisibles montagnes.
C'est surtout la vie de Katsuhiro qui va être changé par cette découverte et une amitié va se créer entre ces 2 personnages si opposé.
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Le scénario qui est très classique (la routine changée par une rencontre) est traité à la fois de sérieuse et loufoque.
Il réserve des surprises qui permettent de ne pas se cantonner à un "drama" sur l'amité ou le rapport entre les générations.
De plus on y voit pas mal de scène de "prise de scènes" de cinéma ce qui est plutôt sympa.

Le film n'existe pas en francais

Himizu - Sono Gion - (ヒミズ)

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Cela faisait bien longtemps que je n'avais vu de film de Sono (et ecrit sur ce blog).
Au début de chacun de ses films on se demande à quelle sauce on va être mangé tant son style peut être cru ou surprenant, déjanté ou classique, n'ayant que peu lu de critique sur ce film, je me le suis bien "pris".
Tout commence dans les ruines du tsunami qui a engendré la catastrophe de fukushima, des ruines et des ruines et encore des ruines.

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Ces ruines sont aussi l'état psychologique de Sumida (14 ans) qui entre une mère perdue et un père à moitié sadique à pas eu beaucoup de chance dans la vie.
Cette vie il la passe au bord d'un étang dans une maisonnette avec quelques compagnons de sa famille qui sont plutôt sympa et attachants.
Malheureusement le père n'apporte que des malheurs.
Une jeune fille au destin pas vraiment meilleurs (ses parents lui offrent une potence ...) va chercher à se lier à lui.
Entre errance et espoir, violence et pureté des sentiments, on est bringuebalé avec ces personnages aussi détruit qu'après un passage du tsunami. L'histoire a quelques bifurcations inattendues et bienvenue, la prise de vue est vraiment bonne et l'émotion présente.
L'équipe qui entoure Sumida ou les aventures improbables des personnages ajoute un petit coté comédie qui donne un peu d'air.





Le film reste toutefois parfois excessif, vraiment excessif, à en manquer de crédibilité pour un film plutôt réaliste.
L'origine du film est une BD qui explique probablement cela.


C'est un peu ce point qui m'a géné, où on était dans la fantaisie, symbolique et l'onirisme dans ses films précédent, on ne sait pas trop que penser de celui là, trop réaliste mais tout de même excessif.
Les acteurs sont vraiment bon (et une bonne brochette de célébrité du cinéma nippon) et la fin plutôt surprenante (mais pas trop quand même), un brin d'espoir dans ce monde de brute ?
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Postman Blues - SABU (ポストマンブルズ)

Les films de Sabu sont souvent une surprise, un étonnement, une découverte.
Postman Blues est à la fois un policier, un drame, une réflexion sociale et politique le tout sur le ton de la comédie.

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Sawaki, postier de son état, retrouve un ancien camarade de classe, devenu Yakuza, qui vient juste de s'amputer le petit doigt.
Il partira de cette entrevue avec en plus d'un petit doigt et d'un colis mystérieux et une grosse déprime qui lui fera faire l'inimaginable, une faute professionnelle.
En effet, il lit le courrier qu'il est censé distribuer et découvre une femme malade d'un cancer internée et décide de correspondre avec elle.
Cela l’amènera à sortir de son train train quotidien et découvrir d'autres personnes pas très fréquentables mais finalement sympa.
La police qui suivait son pote yakuza va pourtant commencer à faire une énorme méprise et le soupçonner de complicité.
On suit en parallèle la nouvelle vie de Sawaki et les élucubrations incroyables de la police, sûre d'elle même et de ses methode d'investigations.
La bêtise alliée au fantasme et à la force va finalement se montrer bien mauvaise, le clou de cette enquête est la venue d'un "profiler" qui avec de maigres indices va décrire Sawaki comme un tueur compulsif lubrique.

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Le film est très bien monté, le ton général sympa (nombreux clins d'oeil cinématographiques Chunking express/Léon/...) malgré parfois le sérieux des sujets.
Un ton un peu dérisoire, la fin d'une génération et le début d'une autre, pleins de thèmes et d'histoire se mélangent. Une réussite et un vrai bon moment de cinéma. Le trailer est ici.

Tokyo Sonata - トウキョウソナタ


Tokyo Rivière
Kurosawa Kiyoshi nous avait plutot habitué à des films frisant avec le fantastique et l'horreur. Son registre est plutôt varié dont l'immense Jellyfish qui mariait avec bonheur le destin de jeunes marginaux à des images surréalistes. Pour Tokyo Sonata on revient en plein dans le réel voir le social.


Ryuhei Sasaki dont le poste est remis en question au sein de l'entreprise quitte celle ci pour aller pointer au chômage. Il feint de partir au travail tous les matins, costume et attaché case, et revenir le soir comme si de rien n'était. Pas très difficile vu la qualité du dialogue familial ou les paroles échangées lors de repas se limitent au sel et au poivre (version japonaise). Ensuite les 2 garçons filent dans leur chambre, les parents devant la télé.

Un beau jour le plus jeune fils évoque son intérêt pour le piano, immédiatement rejeté par le père pour la simple raison que c'est lui le chef et que sa parole doit être respectée. La vie continue, faux semblant du coté du père, le fils utilise l'argent de la cantine pour prendre des cours de piano, seule la mère essaye de faire survivre un semblant d'humanité par sa douceur.
Cependant l'illusion du normal va finir par se déchirer, les personnages sombrer chacun de leur coté,une rupture où chacun semble courir à sa perte.

C'est à ce moment que l'on aurait pu trouver une de ces métaphores fantastiques où Kurosawa excelle à décrire l'irrationalité humaine. On y est presque mais tout reste trop normal. On se dirige vers une fin tout aussi normale ce qui est tout de même une déception pour un auteur qui ose partir dans des univers irréels pour mieux s'exprimer.

Cela reste un bon film par le jeu des acteurs, le scénario intéressant mais tout cela reste trop concret ou pas assez ambitieux pour en faire un chef d'oeuvre ou une oeuvre remarquable.