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Ici et pas Ailleurs

Blog notes sur le cinéma et la littérature japonaise.

三度目の殺人 - third murder - Koreeda Hirokazu

Misumi est accuse du meurtre de son patron. Il plaide coupable de meutre avec comme motif le vol. Misumi a déjà commis un crime ce qui en fait le coupable idéal et surtout susceptible d'etre condamne a la peine capitale.

Shiemori son avocat commence a s’intéresser au dossier et duran les conversations avec Misumi, il s’aperçoit vite que ce n'est vraisemblablement pas va vérité. Les témoignages changent constamment, Misumi, la fille de la victime, au final aucun temoignage, peu de preuves ... ou est la verite ?

En fond le fonctionnement de la justice avec bien sur la peine de mort qui semble etre geree comme un affaire administrative pour des gens a qui on s’intéresse peu.

Tout se déroule très bien le jeu de Yakusho et Fukushima est excellent, l'ambiance parfaitement maîtrisée et garde la tension permanente pour se terminer sur au final rien. C'est un peu déroutant mais au final la seule fin possible a un film sur la vérité et la justice ??


Realisateur        Koreeda Hirokazu
Shigemori          Masaharu Fukuyama  
Misumi             Kôji Yakusho  
Sakie              Suzu Hirose
Kawashima Akira    Shinnosuke Mitsushima     
Mikako Ichikawa    Sasabara Itsuki
Hattori Akiko      Izumi Matsuoka     
Settsu Daisuke     Kôtarô Yoshida  

雷魚 (raigyo - poisson serpent) - Takahisa Zeze

La fresque enorme "Crhysanteme et guillotine"  m'a fait découvrir le réalisateur, Takahisa Zeze et  j'ai regarde ce film qui est un peu l'oppose, court (70mn) , presque huit clos, légère tendance pink eiga et surtout très mystérieux.

L'histoire n'est pas très claire et tourne autour des histoires de sexe pas très folichonnes, l'actrice principale s'enfuit d'un hôpital pour finalement aller au love hôtel avec un futur père (qui achète un vêtement pour son futur bébé avant d'aller au love hotel avec la call girl), furieusement a la recherche d'un petite passe. Pourtant dans cet hôtel rien de très gai, ça se passe, froid, glaçant mais ce n'est que le prologue.

J'ai beaucoup apprécié l'image et la réalisation en général qui colle parfaitement a l'histoire.

Le film est vraiment dur a décrire, une femme, des hommes, du sexe, du sang mais aussi une station a essence, une femme trisomique au rôle trouble et  un poisson (raigyo) ...

Cette ambiance si particulière, le grains de l'image, la couleur, les énigmatiques personnages créent un atmosphère qui aspire le spectateur. Difficile de vraiment comprendre mais c'est une expérience sensorielle, un peu lugubre, mais vraiment captivante.

 

Realisateur     Takahisa Zeze

Moe Sakura      Noriko Takahara
Takeshi Itô     Kazuaki Takahara
Takuji Suzuki   Hiroyuki Yanai

One night - ひとよ - Kazuya Shiraishi

Un soir de forte pluie, Kohalu, tue son mari , il est ivre et semble menaçant, une marche arrière vite fait, bien fait, le voila passé dans l'au delà. Dans la maison, ses trois enfants pleins de contusions attendaient sagement leurs parents.
Kohalu entre et leur annonce la nouvelle en ajoutant que maintenant il ne seront plus battus par leur père mais qu'elle doit partir pour la police et reviendra dans 15 ans.

15 ans ont passé et la voila de retour dans la compagnie de taxi familiale tenue par son frère durant son absence. Elle est plutôt bien accueillie (à la japonaise, sans effusions inutiles), le troisième fils qui vit a Tokyo, revient. La famille est réunie.
Mais le meurtre du père a et la longue absence de la mère a bien sur laisse des traces sur le développement de ses trois enfants et attire des inimités.

Le thème du film est évidement un peu lourd, mais les personnages sont extrêmement attachants. Dans la fratrie des trois enfants, très bien interprétée,  les relations sont a la fois complexes et proches comme l'est toute famille. Les enfants ont tous subit un traumatisme qui les a suivi et ce retour est le moment ou tous les sentiments vont ressurgir.

Le film pourrait tomber dans le dramatique ennuyeux mais le ton est juste et nous fait vivre ces retrouvailles dans tout leur complexité sans tomber dans le sentimentalisme outrancier. La vie dans cette compagnie de taxi, avec ses employes qui prennent part a cette histoire est attachante. D'autres histoires annexes viennent se greffer pour ajouter des méandres au scenario, c'est captivant pour la plus grande partie du film.
Un petit bémol vers la fin ou vient s'ajouter les problèmes père/fils d'un des chauffeurs de taxi qui est a la limite du mélo bas de gamme (ceci étant dis j ai loupe pas mal de subtilités lors de la cavale et ou le chauffeur se met une mine en conduisant, tout ça en VO) mais cela ne gâche pas l'ensemble du film qui est une grande réussite.

Realisateur :           Kazuya Shiraishi   
Yuji Inamura:          Takeru Satoh
Kohalu Inamura:     Yûko Tanaka
Susumu Marui:       Takuma Otoo
Sonoko Inamura:    Mayu Matsuoka
Yumi Shibata:         Mariko Tsutsui
Fumiko Inamura:    Megumi
Michio Doka:          Kuranosuke Sasaki
Maki Ushiku:          Hanae Kan

Pale Moon - 神の月 - Daihachi Yoshida

Rika poursuit son rêve grâce a une savante fraude bancaire.

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A night in nude - ヌードの夜 - Takashi ishii

Muraki exerce un drole de métier, une sorte de détective qui au lieu d’enquêter pour son client, se substitut a lui...

Le film démarre par une scène des plus troublantes, Nami entre dans une sorte de club privé où un homme se fait un fixe devant elle pour ensuite la prendre sans préliminaire et sur le canapé. La scène est crue et nous plonge dans immédiatement dans l'ambiance.

Nami va voir Muraki pour lui demander de la guider dans Tokyo, elle la provinciale perdue dans cette grande ville. Ils partent donc explorer la ville et terminent la soirée comme deux bons amis a boire dans une petite échoppe chaleureuse. Nami ivre demande a Muraki de la raccompagner a son hôtel et lui donne rendez vous le lendemain.

Après son départ, elle reçoit de la visite ... La nuit est longue et se termine de façon assez tragique. Muraki revient a son hôtel le lendemain, Nami est absente mais il comprendra bien vite le vrai but de sa mission. Une drole de substitution.

Ambiance sombre entre policier et mini road movie tragique, le film est très bien mené. Les acteurs sont brillants autant Nami en femme fatale déboussolée que Muraki en détective raté a la recherche de son destin. Son amour pour Nami va le mener sur bien d’étranges chemins.

Ambiance sombre, lumières de néons, yakuza, tarlouze, bars glauques, mais aussi amour et espoir ... .

Le réalisateur réussi a ne pas tomber dans le stéréotype de ce polar sans flic. L'ambiance des années 90, avec un film au grain un peu épais happe le spectateur. Une réussite pas pour tout public mais sans outrance grossière.

Realisateur: Takashi Ishii

Naoto Takenaka: Kojiro / Tetsuro

Muraki Kimiko Yo: Nami Tsuchiya

Jinpachi Nezu: Kozo Yukikata

Kippei Shîna: Tatsu Sendo

The journalist- 新聞記者 - Fujii Michihito

Sorti en 2019 probablement suite au scandale de l'ecole veterinaire du premier mais increvable et douteux ministre Abe, le film semblait interessant. Cependant le Japon n'est pas vraiment le pays du film politique et le cinéma bien souvent pieds et points lies aux forces du business depuis la fin des contestataires des années 70. Le film politique tourne très souvent au melo douteux ...

Le film decrit l'enquete d'une journaliste (asiatique non japonaise ayant grandit aux USA) travaillant dans un journal de Tokyo. Le sujet de l'enquete est un projet d'ecole de médecine douteux du gouvernement. Ce projet aux fonds douteux semble abandonne par le gouvernement mais Erika recoit des fuites anonymes laissant penser que le projet n'est pas abandonne mais déguiser sous la forme d'un autre projet.

De l'autre cote de l'histoire un jeune fonctionnaire qui vient d’être mute au cabinet de la sécurité intérieure, le naicho. Il devient l'interlocuteur involontaire de Erika suite au suicide de son ex et aime supérieur. Il va découvrir le fond secret du gouvernement japonais ou la maître mot est soumission.

Sur le fond l'affaire est plausible, l’enquête un peu rapide mais pas mal faite, mais le plus intéressant du film est vraiment les deux acteurs principaux, Sugihara et surtout Erika. Ils incarnent parfaitement leurs personnages avec leurs forces et leurs faiblesses et tiennent parfaitement le film. A note que Erika est jouée par une actrice coréenne (on entends son accent), je ne sais pas si elle l'a fait a la Testud (Stupeur et tremblement ou elle avait appris les dialogues en japonais par cœur sans parler la langue), je suppose qu'elle parle le japonais (les 2 langues étant relativement proches) mais je dois chercher les détails.

Le film est vraiment très bien,  mais cependant le plus déprimant est que ce genre d'affaire sortent régulièrement sous le règne de Abe 1er, la politique est très mal vue mais au final tout le monde s'en fout plus ou moins. On laisse ces tristes sirs gérer au mieux les affaires du pays, tant que la paix règne, que il y a des miettes a lécher, on courbe l’échine et on regarde les magouilles des gens d'en haut.

 

Avec :

La journaliste -  Erika Yoshioka : Shim Eun-kyung
Le fonctonnaire -  Tori Matsuzaka : Takumi Sugihara
Sa femme - Natsumi Sugihara : Tsubasa Honda (avec vraiment un role d'epouse japonaise ...)
Le collegue de Erika -  Daisuke Kuramochi : Amane Okayama
Le chef journaliste : Tamotsu Sekido :  Tomohiro Kaku
L'horrible fonctionnaire - Tomoya Tada :  Tetsuji Tanaka

 

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creepy -クリーピー 偽りの隣人 - kurosawa kiyoshi

Chaque Film de Kurosawa est un événement, son talent s'affirmant au fil des années, je piaffais d'impatience avant de découvrir ce nouveau film. Je ne connaissais que le titre et le réalisateur, avec un tel titre on peut déjà se suggerer des choses. Suggestion est bien d’ailleurs le maître mot ...
Takura quitte la police suite a un grave incident qui l'a vu être poignarder par un psychopathe. Il demange plus tard dans un quartier tranquille avec son épouse. A l'occasion de leur nouvelle arrivée, ils distribuent évidement de petits cadeaux a leurs voisins mais l'un d'entre eux semble immédiatement étrange au nouveaux arrivants.

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Ce personnage est incarné par Kagawa Teriyuki, cet acteur toujours étonnant, avec un jeu tenace et une "tete" incroyable. Il exprime parfaitement tout le malaise que représente la présence d'un tel individu . Ca sent bizarre mais quel est donc le secret de cet étrange voisin
De son cote l'ex policier Takakura, s’intéresse de près a une vieille affaire sordide de découverte de cadavre. Il connait un adolescente qui était enfant a l’époque des fait et il essaye de faire parler. Le voisin a une fille qui semble un peu réservée mais plutôt sympathique. Ils invitent même leur voisin a déjeuner.
Petit a petit, l'ambiance se pose les liens se tissent, on s'enfonce doucement.

La maîtrise du film et du jeu des acteurs (surtout et encore Kagawa) est vraiment fantastique, on parle de meurtres sordides mais dans le reste de la ville tout est calme et ordonné. Le sentiment de malaise est toujours present, mais les cadrages sont propres, la musique douce, quelle est donc l’innommable secret que cache la maison du voisin.
Évidement les liens vont se délier et petit a petit le mystère se dénouer d'une façon étonnante.

Kurosawa reste dans le domaine du rationnel (si on peut dire au vu de la psychologie des personnages), on est dans un thriller, mais un des meilleurs, peut être le meilleur de Kuroswa.

Envie de faire connaissance ....

Avec

Le Mari - Takakura : Hidetoshi Nishijima

Collegue de Takakura - Nogami : Masahiro Higashide

La temoin - Saki  : Haruna Kawaguchi

La femme deTakakura -  Yasuko :Yuko Takeuchi

Le voisin .... Nishino : Teruyuki Kagawa

La fille .. du voisin - Mio : Ryôko Fujino

 

kitsutsuki to ame - キツツキと雨 (non traduit)


Dans un village de la campagne japonaise, Katsuhiko bûcheron de son état s'apprete à couper un bel arbre dans un belle foret quand un drole de personnage lui demande d'arreter le temps de ... tourner une scene de cinema.
Katsuhiko est loin de connaitre ce genre de chose et reste interloqué (vu sa loquacité de toute façon ça ne se remarque pas !).
Petit à petit la troupe de cinéma fera irruption dans sa vie jusqu'à l'embaucher pour faire de la figuration dans ce film de série Z pour y jouer un zombi.
De plus le réalisateur est assez cocasse et l'arrivée de cette troupe provoquera une petit bouleversement dans ces paisibles montagnes.
C'est surtout la vie de Katsuhiro qui va être changé par cette découverte et une amitié va se créer entre ces 2 personnages si opposé.
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Le scénario qui est très classique (la routine changée par une rencontre) est traité à la fois de sérieuse et loufoque.
Il réserve des surprises qui permettent de ne pas se cantonner à un "drama" sur l'amité ou le rapport entre les générations.
De plus on y voit pas mal de scène de "prise de scènes" de cinéma ce qui est plutôt sympa.

Le film n'existe pas en francais

Himizu - Sono Gion - (ヒミズ)

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Cela faisait bien longtemps que je n'avais vu de film de Sono (et ecrit sur ce blog).
Au début de chacun de ses films on se demande à quelle sauce on va être mangé tant son style peut être cru ou surprenant, déjanté ou classique, n'ayant que peu lu de critique sur ce film, je me le suis bien "pris".
Tout commence dans les ruines du tsunami qui a engendré la catastrophe de fukushima, des ruines et des ruines et encore des ruines.

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Ces ruines sont aussi l'état psychologique de Sumida (14 ans) qui entre une mère perdue et un père à moitié sadique à pas eu beaucoup de chance dans la vie.
Cette vie il la passe au bord d'un étang dans une maisonnette avec quelques compagnons de sa famille qui sont plutôt sympa et attachants.
Malheureusement le père n'apporte que des malheurs.
Une jeune fille au destin pas vraiment meilleurs (ses parents lui offrent une potence ...) va chercher à se lier à lui.
Entre errance et espoir, violence et pureté des sentiments, on est bringuebalé avec ces personnages aussi détruit qu'après un passage du tsunami. L'histoire a quelques bifurcations inattendues et bienvenue, la prise de vue est vraiment bonne et l'émotion présente.
L'équipe qui entoure Sumida ou les aventures improbables des personnages ajoute un petit coté comédie qui donne un peu d'air.





Le film reste toutefois parfois excessif, vraiment excessif, à en manquer de crédibilité pour un film plutôt réaliste.
L'origine du film est une BD qui explique probablement cela.


C'est un peu ce point qui m'a géné, où on était dans la fantaisie, symbolique et l'onirisme dans ses films précédent, on ne sait pas trop que penser de celui là, trop réaliste mais tout de même excessif.
Les acteurs sont vraiment bon (et une bonne brochette de célébrité du cinéma nippon) et la fin plutôt surprenante (mais pas trop quand même), un brin d'espoir dans ce monde de brute ?
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Postman Blues - SABU (ポストマンブルズ)

Les films de Sabu sont souvent une surprise, un étonnement, une découverte.
Postman Blues est à la fois un policier, un drame, une réflexion sociale et politique le tout sur le ton de la comédie.

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Sawaki, postier de son état, retrouve un ancien camarade de classe, devenu Yakuza, qui vient juste de s'amputer le petit doigt.
Il partira de cette entrevue avec en plus d'un petit doigt et d'un colis mystérieux et une grosse déprime qui lui fera faire l'inimaginable, une faute professionnelle.
En effet, il lit le courrier qu'il est censé distribuer et découvre une femme malade d'un cancer internée et décide de correspondre avec elle.
Cela l’amènera à sortir de son train train quotidien et découvrir d'autres personnes pas très fréquentables mais finalement sympa.
La police qui suivait son pote yakuza va pourtant commencer à faire une énorme méprise et le soupçonner de complicité.
On suit en parallèle la nouvelle vie de Sawaki et les élucubrations incroyables de la police, sûre d'elle même et de ses methode d'investigations.
La bêtise alliée au fantasme et à la force va finalement se montrer bien mauvaise, le clou de cette enquête est la venue d'un "profiler" qui avec de maigres indices va décrire Sawaki comme un tueur compulsif lubrique.

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Le film est très bien monté, le ton général sympa (nombreux clins d'oeil cinématographiques Chunking express/Léon/...) malgré parfois le sérieux des sujets.
Un ton un peu dérisoire, la fin d'une génération et le début d'une autre, pleins de thèmes et d'histoire se mélangent. Une réussite et un vrai bon moment de cinéma. Le trailer est ici.

La dernière métamorphose – Keiichirô Hirano - (最後の変身)


Après un prologue kafkaien, ce roman nous conte la metamorphose du personnage principal, cette métamorphose n'est pas physique mais au contraire tel la chenille qui pour ce transformer en papillon devra briser sa chrysalide, c'est la tentative de liberation que l'on va suivre.
Paradoxalement, cette libération commencera par une reclusion volontaire dans la maison de famille où il habite avec ses parents.

Un beau matin, il décide de ne plus aller au travail, ne plus répondre au téléphone et devient un "hikkikomori" et analyse tout au long du roman à la fois sa propre personnalité, sa vie et sa facon qu'il avait jusqu'à présent de la mener.
Il dévoile tous ses trucs pour construire sa vie en société, tout le cheminement de sa vie sociale pour se poser la question fondamentale, quel est notre vrai "rôle".
Sur un ton parfois assez féroce, ce roman nous permet, à mon avis, de bien appréhender, les difficultés de vivre dans la société japonaise où l'apparence et l'attitude en société (école, travail, internet ...) est si codifiée.
Cependant même si cette société exacerbe le mimétisme social et l'attitude, on peut bien évidement faire le lien avec toute société moderne.
Le roman est un long monologue qui avec plus ou moins de d'ironie, d'humour noir et de misanthropie, ca donne un roman qui souléve des questions primordiales sur la société humaine sans bien évidement apporter de reponse, un coup pied violent dans la rigidité sociale.
Ca fait du bien mais c'est sans issue.

Le dévouement du suspect X - Higashino Keigo (容疑者Xの献身)

Higashino est peu traduit en France mais il est urgent de le découvrir et surtout ce diabolique roman.
Tout commence de façon assez classique, une jeune mère vit seule avec sa fille, ayant eu une vie assez difficile divorces, petits boulots, etc ..
Elle essaye de se refaire une vie en étant employée dans un restaurant de plat à emporter (bento) monté par d'ex collègues.
Le vie n'étant pas simple son ex mari, brutal et oppressant réapparait dans sa vie et la harcèle, tout ca finira par le meurtre "accidentel" de ce tyran qui laisse mère et fille dans l'embarras.
C'est à ce moment que survient Mr Ishigami, mathématicien de génie et voisin de Yasuko (la meurtrière) dont il est secrètement amoureux. Il décide de maquiller le meurtre pour sauver l'élue de son coeur.

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Sur la route de l'enquête se trouve professeur Yukawa physicien brillant à l'esprit curieux qui se trouve être un ex compagnon de fac de Ishigami.
Berner la police est un jeu d'enfant pour Ishigami mais Yukawa ne peut se résoudre aux déduction simplistes de celle ci et décide de mener son enquête auprès de son ancien ami.

La joute des logiques des deux principaux protagonistes les poussera à aborder des thèmes plus subtil et par paraphrase mathématiques se donner des indices.
L'enquête est bien menée, les personnages sont consistants et le roman réserve de bonnes surprises au lecteur pour aller vers un final aussi bref que surprenant et surtout assez bouleversant.

A noter une bonne traduction (Sophie Refle) qui ne gâche rien au roman.

Real World - Natsuo Kirino (リアルワールド)

Difficile de revenir de Out ou surtout Disparition intact.
Ces gros pavés m'ont emmené bien profond dans ces vies tourmentées d'adultes avec déjà ce qu'ils croyaient une vie bien installée.
Avec Real World Kirino les personnages sont des adolescents, pour qui la découverte du monde n'en est qu'à ses débuts. 
Pourtant on ne peut pas dire que l'espoir de ces jeunes pour leur avenir semblent les motiver outre mesure.
le style est plus léger car écrit comme une suite de  monologues des différents protagonistes, à mi chemin entre un road movie et un journal intime.


Real World
L'histoire conte la vie de 4 adolescentes bien différentes mais pourtant qui forment un petit groupe qui semble solide.
Un jour un fait divers va changer leurs vies, casser la routine école/famille/amies, un gros bruit, une fuite, un vol de téléphone et c'est tout l'équilibre de ces quatre vies qui va basculer. Il faut dire que ce bruit n'est autre que le voisin d'une des 4 filles qui vient de tuer sa propre mère, un pétage de plomb, un trop plein de tout, un coup de bate de baseball.
Ce voisin, le lombric comme l'appelle Toshiko, va fuir à vélo et contacter les filles avec ce téléphone volé, elles vont toutes s'intéresser à cet individu pourtant pas particulièrement héroïque ou brillant mais qui, lui, se retrouve devant un fait vrai, sans retour, la vraie vie peut-être.
Les 4 amies vont suivre, de près ou de loin, le chemin du tueur en herbe, chacune à leur tour vont parler de leur univers qui décris une réalité pas trop fun de la vie japonaise, au point de se jeter sur les traces d'un ado psychopathe.
Le ton est assez léger et désinvolte, un ton que l'on retrouve bien dans les films japonais où le personnage semble mené par sa vie, coulant toujours vers un destin qu'il redoute mais en même temps attend les bras ouverts.
Les bras ouverts sur sa propre vérité qui se révélera bien souvent tragique.


Bien évidement Kirino ne fait pas dans l'eau de rose et on coure vers le tragique mais sur un ton plutot sympathique jusqu'au dénouement du livre qui montre cruement le désespoir profond que peut faire naître le système social japonais.
Un désespoir est un bien grand mot pour ces japonais où juste quelque complaintes auront des conséquences "réelles".

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A noter, l'execrable traduction de l'anglais, une bonne traduction ou bien même le lire en japonais aurait certainement permis d'apprécier ce livre à sa juste valeur.

Coldfish - 冷たい熱帯魚 (poisson tropical froid)


Après Suicide circle et le diner de Noriko, j'étais impatient de voir un nouveau film de ce cinéaste improbable capable de mélanger poésie et gore, abstraction surréaliste et intrigue policière.

L'histoire débute dans une famille où le bonheur semble avoir disparu.
Chacun vit sa propre vie en secret sans vraiment s'inquiéter des autres.
Shamoto, le père, est un vendeur de poissons tropicaux, remarié à la trop séduisante Taeko que sa fille ne peut supporter et qui vire plus ou moins à la petite délinquance.
Apparaît alors Murata lui aussi vendeur de poissons exotiques qui vient sauver cette famille alors que la jeune fille semblait partie pour le poste de police.
Murata style flamboyant roulant en Ferrari et gestionnaire d'un super marché du poisson avec serveuses Kawaii et air rigolard va convaincre la famille de rouler avec lui pour ce qu'il semble être la voie du salut.
Petit à petit cette alliance va tourner à la ballade morbide où lui et sa femme (Aiko => prénom qui veut dire Ai : Amour Ko : Enfant ..) vont s'avérer être des déséquilibrés (le mot est faible) et emmener Murata au bout de lui même et du spectateur.
Sans rentrer dans les détails, le film pourtant long est extrêmement bien mené.
On découvre en même temps que Shamoto le monde apocalyptique du couple Murata.
Malgré des scènes de gore bien dégoulinantes ou libidineuses, le film est mené de main de maitre.
Par cycle, après une plongée dans l'impossible, on revient dans un japon bien propre avec toutes les politesses de la vie courante mais c'est pour mieux replonger dans un long tunnel grotesque et effrayant.
Le film est sans concessions, le final sans espoir mais il en reste à multiples interprétations, une grande oeuvre.
Une réussite à réserver à un public averti et qui saura passer outre les excès de certaines scènes.
Les acteur sont excellents (Murata incroyable, Aiko démoniaque et Shamoto désespérant), le montage sobre mais terriblement efficace pour nous faire vivre de plein fouet cette histoire à la fois sordide et hypnotisante.
Difficilement classable ce film en reste une critique implacable d'un système social trop basé sur la soumission (des homme et des femmes), de l'illusion du chef rédempteur et bien évidement de la crise profonde de la cellule familiale traditionnelle.


Disparition - Natsuo Kirino - 柔らかな頬 (tendres joues)

Tout au long des 450 pages de son roman, Kirino nous emmène sonder les tréfonds de l’âme humaine, plus qu'un roman policier c'est une longue promenade sur les rudes chemins de la vie que nous propose ce roman.

L'histoire au final ne sert que de prétexte à un long et lancinant "road movie" chargé de symboles, un road movie silencieusement désespéré en recherche de rédemption.

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L'histoire : 
Kasumi ayant passé son enfance sur les rudes et austères bords de mer de l'ile d'hokkaido décide à ses 18 ans de fuir le foyer familial sans laisser aucune trace.
Une fuite qui est une évasion d'un quotidien qui l'oppresse, une fuite seule et égoïste.
Arrivée à Tokyo, elle commence à travailler et se marie, comme on rate son train, avec son patron, honnête mais austère chef d'entreprise accaparé et aveuglé par son travail.
Elle trouve une nouvelle bouffée de vie dans une liaison qu'elle entretient avec Ishiyama, meilleur client de son mari, qui décide d'acheter une maison secondaire à Hokkaido pour pouvoir y retrouver Kasumi.
Pour fêter cette acquisition, un voyage avec les familles de Ishiyama et Kasumi est organisé où en cachette ils laisseront libre cours à leur amour.
Ce bonheur bref et interdit sera très sévèrement sanctionné par le destin, sa fille prénommée Yuka, disparaitra lors de ce séjour sur les bords du lac shikotsu

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Cet événement inattendu sera le point de rupture de leurs vies établies, chacun se sentant coupable de cette disparition, les dégâts seront irréversibles.
Kasumi s'engagera pour de longues années dans la recherche de sa fille, hantée par sa fugue, sa trahison mais plus encore par le sens de sa vie.
De retour à Hokkaido; elle rencontrera un ex-policier carriériste et marmoréen, cancéreux en phase quasi terminale, qui l'aidera dans sa recherche.
Au final retrouver Yuka (la petite fille) n'est pas vraiment l'objet du livre, ce n'en est que le prétexte comme le montre ci bien les nombreuses rêveries prémonitoires des différents acteurs du roman, on est à la frontière du réel et de l'inconscient.
La brisure du quotidien, la recherche de son propre chemin et la force de la vie sont les fils de ce roman.
Grâce à son immense talent, Kirino parvient à construire une atmosphère d'une force incroyable qui sans rire ni pleurs nous fait faire un immense et profond voyage dans l'âme humaine. 

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Il en reste que Kirino n'ecrit pas des romans légers, c'est rude, austère mais en même temps les personnages y sont extrêmement sensibles.
Le contraste entre cette apparente froideur (Kasumi qui semble prête à abandonner ses enfants, le mariage de Utsumi, la reconversion de Ishiyama) et la force de ces vies est saisissant.
Le détachement des personnages, l'impression que la vie coule comme un fleuve en crue, la rencontre avec son destin, ca ressemble à pas mal d'égard à OUT.
On y retrouve même l'homme et le femme pour se rencontrer et achever une partie de leur destin ensemble.
La comparaison est toute fois à prendre au sens large car les 2 romans sont bien différents.
Disparition est encore plus psychologique, moins basé sur le suspens ou ludique mais pourtant plus intéressant.
A noter la traduction (du japonais ouf !) qui m'a semblé très réussi ce qui n'est pas le cas de tous les romans de Kirino (real world et grotesque sont vraiment une catastrophe de trad).
Lu aux éditions du rocher en grand format bien épais.

Instant Samp - Instant Numa (インスタント沼)

Instant numa se réfère aux instant ramen ou nouilles instantanées très prisées au Japon.
Vous ne devez pas douter du plaisir culinaire de la chose mais ceci est un autre sujet, nous nous contenterons d'éventuels plaisirs cinématographiques.
Ce film conte la vie de Haname, jeune fille un peu banale qui adore la purée de Milo (Tonimalt du soleil levant).
Un jour la vie bascule par des divers événements troublants, sa mère chute en cherchant un "kappa" et se retrouve dans le coma, elle est virée de son travail et finalement s'aperçoit que son père est un excentrique brocanteur.

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Entre comédie et irrationnel le style est typique du cinéma japonais. On ne sait jamais vraiment sur quel pied dansé.
Le rythme est plutôt nonchalant avec un comique qui fais plus rire que sourire, on reste dans le délicat plus que dans le burlesque.
Le film continue doucement, Haname ouvre son "antique shop", elle se lie d'amitié avec un punk électricien du nom de gas, rencontre une femme qui cherche un robot pharaon diseur de bonne aventure.
Elle échangera ensuite toute sa fortune contre une clé de son antiquaire (et escroc) de père pour partir dans la quête d'un fabuleux trésor qui se relèvera être une montagne de sable.
Mais bien sûr le film nous réserver encore beaucoup de surprise sur un ton toujours à cheval entre le réel et l'irréel, le comique et le sérieux et le tout bien sûr fort de nombreux symboles.
Les personnages sont assez savoureux, les situations cocasses et toujours naviguant entre la vie courante et le suréalisme parviennent surprendre et faire sourire.
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Le film souffre de certaines longueurs mais la douce joie de vivre un peu désuète qui en ressort est quand même très présente.
On fait un long et doux rêve qui sans être inoubliable nous fait passer un bon moment pour nous amener à une fin tout sauf prévisible hormis en extrapolant le titre du film.
Réalisateur à suivre.

L'ile Nue - Hadaka no shima (裸の島)

Envie de calme et de beauté, j'ai ressorti de mon carton immatériel ce film de K.Shindo.
Excellent dans l'art du cinéma noir et blanc avec entre autre onibaba à l'esthétisme parfait ou à l'étonnant Yabuno naka kuroneko (Le chat noir dans les broussailles), l'ile nue promettait un oeuvre esthétique du maitre sur fond de mer et de soleil.

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Tout d'abord, le film est quasiment muet, laissant encore plus de place à l'image décrivant la vie d'une famille japonaise vivant sur un ilot rocheux à quelque distances de la cote. Un autre détail, il n'y a pas d'eau sur cette ile, obligeant les parents à faire de nombreux voyages avec une petite embarcation. De longues scènes décrivent les gestes quotidiens de ce couple dans la mer intérieure nippone. Un accent très fort est mis sur la dureté des taches quotidiennes, ça sent la sueur et l'air marin sous le soleil impitoyable de l'été japonais.

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Cependant tout n'est pas sombre (d'ailleurs la lumière y est même intense), sous ces lourdes taches quotidiennes, cette famille trouve quand même la joie et le bonheur de bref instants quotidiens lors des repas bien mérités ou bien avec le rire des enfants jouant au bord de l'eau.
Les jours vont se répéter inlassablement, jusqu'à un événement tragique.
Très certainement inspiré par des thèmes politiques à l'époque (1960) ou le monde était avide de nouveaux idéaux et de libération des peuples, Kaneto nous compte une fable sur la dure vie des petits et sur le début de l'ère moderne.
k3.JPG Malgré un scénario plus que succin le film se laisse regarder avec plaisir pour le beauté de ses images, le charme de la nature et de la vie japonaise en n'oubliant pas le talent du réalisateur.

Une œuvre belle et humaniste qui touchera le spectateur sans vraiment le bouleverser. C'est peut-être du à l'aspect trop esthétisant du film sur un thème finalement assez lourd. Un équilibre difficile.

Tokyo Sonata - トウキョウソナタ


Tokyo Rivière
Kurosawa Kiyoshi nous avait plutot habitué à des films frisant avec le fantastique et l'horreur. Son registre est plutôt varié dont l'immense Jellyfish qui mariait avec bonheur le destin de jeunes marginaux à des images surréalistes. Pour Tokyo Sonata on revient en plein dans le réel voir le social.


Ryuhei Sasaki dont le poste est remis en question au sein de l'entreprise quitte celle ci pour aller pointer au chômage. Il feint de partir au travail tous les matins, costume et attaché case, et revenir le soir comme si de rien n'était. Pas très difficile vu la qualité du dialogue familial ou les paroles échangées lors de repas se limitent au sel et au poivre (version japonaise). Ensuite les 2 garçons filent dans leur chambre, les parents devant la télé.

Un beau jour le plus jeune fils évoque son intérêt pour le piano, immédiatement rejeté par le père pour la simple raison que c'est lui le chef et que sa parole doit être respectée. La vie continue, faux semblant du coté du père, le fils utilise l'argent de la cantine pour prendre des cours de piano, seule la mère essaye de faire survivre un semblant d'humanité par sa douceur.
Cependant l'illusion du normal va finir par se déchirer, les personnages sombrer chacun de leur coté,une rupture où chacun semble courir à sa perte.

C'est à ce moment que l'on aurait pu trouver une de ces métaphores fantastiques où Kurosawa excelle à décrire l'irrationalité humaine. On y est presque mais tout reste trop normal. On se dirige vers une fin tout aussi normale ce qui est tout de même une déception pour un auteur qui ose partir dans des univers irréels pour mieux s'exprimer.

Cela reste un bon film par le jeu des acteurs, le scénario intéressant mais tout cela reste trop concret ou pas assez ambitieux pour en faire un chef d'oeuvre ou une oeuvre remarquable.


The Machine Girl (片腕マシンガール)


Attention, attention, changement total de genre et ça va déménager sec.
Cette fois c'est du cinéma, c'est gore, c'est japonais et bien que dérangeant pour les non habitués du genre, c'est une grande réussite.

Ami En bref (de toute façon c'est pas très compliqué), la petite et gentille Ami-chan va découvrir le cadavre de son frère tué par une bande d'écolier qui le rackettait. Révoltée, elle va partir dans une sanglante vengeance, très très en colère. Comme le montre l'affiche elle finira par avoir une mitraillette fixée sur le moignon de son bras (coupé en direct après avoir été fris en beignet (scène hilarante d'ailleurs)).

Machine Gun Girl Le scénario est simple et efficace mais tout est bien évidement à prendre bien souvent au 2, 3 ou même 4ème degré. La petite Ami est tout simplement increvable malgré son physique de gringallette (elle est idole dans la vie avant de faire ce film ...), son frère est vraiment trop niais, les méchants trop méchants (le père se transforme en vilain type tekken) et les ninjas ... Il faut le voir pour le croire.
La qualité de ce film est de pouvoir nous faire garder le sourire dans un ballet de doigts, tête, jambes coupés et fontaines de sang grâce à la loufoquerie des scènes, à l'ironie permanente et à l'auto-dérision même si tout de même parfois c'est un peu too much.
De plus la petite Ami, connue sous le nom de Minase Yashiro, avait plutôt l'habitude de faire la mièvre pour photographe pour son métier d'Idole (qui est de devenir célèbre uniquement à coup d'images et de goodies).


L'outrance de la niaiserie reconvertie en outrance visuelle, ça manque pas de piment.
Un film duquel je n'attendais pas grand chose et qui pourtant dans son extrême a réussit le pari audacieux de mélanger habilement un genre vite très limite, recycler des actrices qui ont commencé leurs carrières par le bas (...) le tout en utilisant des petits moyens et beaucoup d'imagination.
Une grande réussite si on arrive à supporter l'hémoglobine parfois très dégoulinante.
La fin laisse entrevoir une suite qui me tarde déjà  de voir.

Vas y Ami !

Katakurike no koufuku(カタクリ家の幸福)/La Mélodie du malheur / The happiness of the katakuris

Miike est de ces réalisateurs qui a une créativité telle que chacun de ses films est une vraie surprise parfois à réussite variable. KatakuriKe réussit pourtant le pari de joindre les deux en y ajoutant une atmosphère incroyable.

La famille Katakuri est arrivée dans un coin perdu du Japon en pariant sur le développement futur de cette région grâce à un autoroute qui ... ne s'est jamais construit. Pour cette raison, la pension qu'ils ont aménagé n'a jamais recu un seul client et la morosité commence à gagner la famille quand ... un jour enfin un client arrive. Drôle de client qui va rapidement finir mort dans la pension. Ca fait mauvais genre, surtout que ce ne sera pas le dernier. Je passe les raisons de la mort qui sont aussi des trouvailles car bien d'autres surprises attendent le spectateur. Animations, comédie musicale, zombies dansants (trhiller avant l'age !), j'en passe et des meilleures Il faut souligné que dans le rôle du père nous retrouvons Sawada Kenji, plus connu sous le nom de Juli qui fut un chanteur pop extrêmement célèbre dans les années 80 qui pousse la chansonnette dans le film pour le plus grand plaisir des amateurs. .
Il faut d'ailleurs souligner que celui ci dans la vie courante a sombré dans la déchéance après son fulgurant succès et que la sortie de ce film ainsi que son rôle donne une saveur particulière au personnage. Au fil des nouveaux clients jamais vraiment catholiques vont se succéder et s'enchainer des scènes à la fois drôle et pleines d'émotions pour aller vers une danse des zombies et un final qui rendra tout le monde heureux comme le spectateur qui terminera le sourire aux lèvres et le cœur en joie.
Un tel mélange des genres, une telle loufoquerie aurait du donner un vrai n'importe quoi mais une fois de plus Miike nous exhibe son terrible talent et tout spectateur un temps soit peu perméable à l'absurde ne pourra être que charmé par ce film incroyable. Une grande leçon de cinéma et surtout de créativité.


Le trailer

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